De nombreux sites Web offrent de l’information sur le cancer. Deux chercheurs, Williamson et Hocken (2011)[1], les ont analysés pour voir dans quelle mesure la représentation des différents cancers sur Internet était en lien avec leur incidence dans la population.
Pour mener cette recherche, les auteurs ont saisi dans cinq moteurs de recherche les noms des cancers les plus fréquents au Royaume-Uni. Ces recherches ont généré 985 687 623 pages Web qui ont fait l’objet de l’analyse. Celle-ci révèle que l’offre d’information sur les différents types de cancer n’a pas de rapport avec leur taux de prévalence dans la population. Ainsi, le nombre de pages Web dédiées aux cancers du sein, de l’estomac et du rein est proportionnellement supérieur à leur incidence, tandis que l’information portant sur le cancer colorectal, du lymphome non hodgkinien et le cancer de l’œsophage est proportionnellement moins importante que leur incidence. Cette représentation des cancers sur Internet pourrait amener les internautes à surestimer certains cancers et à en sous-estimer d’autres. Cette situation n’est pas propre au Web, mais caractérise également les médias d’actualité.
Plusieurs études ont en effet montré que l’espace occupé par différentes problématiques de santé dans les médias n’avait pas de rapport avec leur incidence dans la population[2]. La couverture médiatique est sélective et certains cancers sont plus populaires que d’autres. Cette nouvelle étude[1] montre qu’Internet ne corrige pas la situation. Les auteurs jugent cette situation préoccupante car la sous-représentation d’une maladie dans les sites Internet pourrait avoir un impact sur la connaissance que les utilisateurs en ont.
Ils considèrent ainsi que les médecins devraient être conscients de la fausse impression que les patients ont de la prévalence des différents types de cancer et s’assurer qu’ils aient accès à une liste de sites Internet fiables dans leur recherche d’informations.














L’actualitĂ© des mĂ©dias et mĂ©dias sociaux rĂ©flète les sujets qui intĂ©ressent et non pas l’importance pour la planète. Exemple plus que flagrant : prĂ©sence de la couverture mĂ©diatique internationale sur Strauss-Kahn. Quasi-silence sur les suites au Japon ou encore la faim en Afrique et ailleurs.
Merci de ce commentaire. Il est vrai que la couverture mĂ©diatique peut ĂŞtre sĂ©lective. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela : la nĂ©cessitĂ© de vendre les nouvelles, les diffĂ©rentes contraintes auxquelles font face les mĂ©dias, les nouveaux Ă©vènements qui se succèdent Ă un rythme parfois difficile Ă suivre. Dans tous les cas, c’est effectivement dommage de ne pas avoir plus de retours sur les catastrophes qui touchent notre planète, en particulier lorsque l’on sait que de nombreuses personnes font des dons pour ces causes humanitaires ou encore que diffĂ©rents types d’interventions (y compris en ligne, voir le billet:
http://blogsgrms.com/internetsante/2011/03/24/internet-pour-intervenir-aupres-des-victimes-apres-un-tremblement-de-terre/ ) sont mis en place pour aider les victimes…