Les technologies de l’information, telles qu’Internet et le cellulaire sont de plus en plus présentes dans nos vies et plusieurs se questionnent sur l’impact que pourraient avoir ces utilisations sur la santé, notamment des jeunes qui y sont très tôt exposés et pourraient devenir cyberdépendants. Ces préoccupations sont largement véhiculées dans les médias comme en témoigne par exemple, le dossier du samedi 30 janvier sur la cyberdépendance, dans la Presse.
Andrés Chama
rro, professeur au département de pyschologie de l’Universidad Autónoma de Barcelona et ses collègues, ont réalisé une étude dont l’objectif était d’évaluer la dépendance à Internet et au téléphone cellulaire chez des jeunes adolescents barcelonais. En visite à Montréal, il présentait ces travaux dans une conférence midi le jeudi 28 janvier 2010.
A partir d’une grille adaptĂ©e des critères du DSM-IV sur la dĂ©pendance aux substances et au jeu pathologique, les chercheurs ont Ă©valuĂ© le score de dĂ©pendance de 1879 Ă©tudiants barcelonais (de 15 Ă 25 ans). Les rĂ©sultats montrent que les niveaux de dĂ©pendance critiques sont finalement assez rares. Ils soulignent aussi que la dĂ©pendance Ă Internet s’organise autour des rĂ©percussions nĂ©gatives de son usage qui peuvent ĂŞtre individuelles (focalisation sur l’outil, prĂ©occupation, Ă©vasion, nĂ©gation de la dĂ©pendance) ou interpersonnelles (augmentation du temps consacrĂ© Ă l’utilisation d’Internet et diminution des relations interpersonnelles, conflits avec la famille). Il n’y a pas de diffĂ©rences significatives au niveau des usages entre les garçons et les filles.
La dépendance au téléphone cellulaire est un peu plus élevée et s’organise autour des aspects communicationnels et émotionnels et varie en fonction des caractéristiques psychosociales (dépression, insomnie, dysfonctionnement social). Elle est aussi un peu plus marquée chez les  filles qui  utilisent davantage le téléphone cellulaire que les garçons.
Selon AndrĂ©s Chamarro, l’utilisation d’Internet comme celle du tĂ©lĂ©phone cellulaire est gratifiante pour les jeunes et est donc susceptible de mener Ă une dĂ©pendance. Toutefois,  les dĂ©pendances critiques ne concernent qu’une minoritĂ© d’individus. Les prĂ©adolescents sont plus Ă risque de dĂ©velopper ce type de dĂ©pendance tant Ă l’Ă©gard d’Internet que du tĂ©lĂ©phone cellulaire dont l’usage se normalise avec l’âge.
Pour plus d’information vous pouvez tĂ©lĂ©charger le rapport d’AndrĂ©s Chamarro sur son site













